It's not a bug, it's a feature !

Adieu Google Search

Donc voilà, dans mon long cheminement vers la liberté d’internet, la protection de la vie personnelle et le respect de la confidentialité, j’ai encore fais un petit pas ces derniers jours : Pour mes recherches sur le net, j’ai oublié Google au profit de DuckDuckGo !

DuckDuckGo (DDG pour les intimes) est un moteur de recherche à tête de canard et proposant une interface assez sympa. Il tend a devenir un projet opensource, son code s’ouvre petit à petit (plus d’infos). Vous l’aurez devinez, son principal avantage se trouve au niveau de la privacy. En effet, comme indiqué sur le site du moteur de recherche, « DuckDuckGo ne collecte par et ne partage pas vos informations personnelles« . Pas d’IP listé, pas de catégorie d’âge devinée, par de goût culinaire soupçonnée, rien. Ce moteur fait juste ce qu’on lui demande de faire : La recherche sur internet !

Et il le fait bien ! Les résultats sont pertinents, et sont affichés sur une seule page. C’est à dire qu’arrivé en fin de page, le reste des résultats est chargé progressivement (comme twitter) ce qui vous évite de naviguer entre les pages des résultats, vous n’aurez plus qu’à scroller. Si vous n’aimez pas vous pourrez désactiver cette option dans la page des settings.

Autre chose intéressante, pas de censure sur DuckDuckGo ! Vous allez me dire sur Google non plus ? Eh ben détrompez-vous, Google filtre bel et bien ses résultats, par exemple certains sites de torrent sont blacklisté, plus grave, les résultats sont retravaillés selon le pays comme l’a révélé l’affaire de censure en Chine et en Thaïlande. L’opinion publique, en plus des média locaux, est désormais dirigée et modelé par le web et les multinationales. Les plus curieux, et ceux qui veulent connaitre la vérité ou la relayer se heurteront à une belle page 404. Et avant même de tomber sur la page 404, les résultats de leur recherche ne comporteront que les sites qui vont dans le sens du gouvernement, ou au moins ne vont pas à son encontre.

Liberté d’opinion, powered by Google

Plus soft maintenant, et en vrac :

  • DuckDuckGo est vraiment très réactif, on n’attend pas une plombe pour avoir les résultats (à l’inverse d’autres moteurs de recherche alternatifs)
  • Si votre connexion flanche, il ont une version light
  • Il est possible de désactiver la pub depuis la page des settings
  • L’interface est personnalisable (couleurs et tout le tralala) toujours depuis la page des settings
  • Les préférences sont stockées dans l’url -> pas d’utilisation de cookies
  • Fonctionne en HTTPS
  • Quand vous cliquez sur un résultat il vous renvoi sur le site demandé en HTTPS si c’est disponible
  • Si vous cherchez un logiciel il vous affiche son site officiel. Essayez avec : Pardus (operating system)
  • On peut l’intégrer dans les navigateurs (d’ailleurs c’est ce que j’ai fais avec mon firefox)
  • Et cerise sur le gâteau : Il reversent 10% de leurs revenus à des projets opensource. Si c’est pas cool ça ? :)

Donc pour résumer, un super moteur de recherche, respecte votre vie privée, soutient les projets libres/opensources, n’est pas Google. Il a tout pour plaire ! :)

Participez vous aussi à l’expansion de DuckDuckGo, pour l’instant ils n’ont que 9 millions de requêtes par mois contre plus de 2.5 milliard de requêtes par jour pour Google ! Voila, si vous êtes emballés, vous savez ce qu’il vous reste à faire ;)

De mon côté je commence à migrer de Google Analytics vers Piwik que j’ai installé depuis quelques mois. D’ici quelques temps je n’utiliserai plus Analytics. Puis on passera à d’autres choses qu’il faudra virer de ce blog. Je vous tiens au courant ;)

L’ACTA, comprenez «Accord Commercial Anti-Contrefaçon», est comme son nom l’indique un accord (à echelle mondiale) pour contrer la contre-façon. Le principe de base peut paraître innocent, mais ses conséquences peuvent être «un danger pour les libertés fondamentales des utilisateurs d’Internet, ainsi que pour la libre concurrence et la compétitivité des entreprises de l’Internet».

Pour l’instant seuls l’Union Européenne, la Suisse et le Mexique n’ont pas encore signé cet accord. Et pour empêcher que ça ne se produise, la quadrature de net a réalisé trois vidéos pour convaincre les citoyens et les députés de se dresser contre cet accord.

NON à ACTA (version longue)

NON à ACTA (version Menace sur Internet)

NON à ACTA (version Dangers des brevets pour l’accès aux soins et le droit à l’alimentation.)

Source et plus d’informations sur l’ACTA

Nous assistons à un nouvel épisode de la série à rebondissement «Facebook, mon ennemi intime !». En effet, un jeune autrichien, étudiant en droit, vient de porter plainte contre Facebook pour détention illégale de données personnelles. Suite à sa demande, Max Schrems 24ans, reçu un cd de la part de l’entreprise californienne, contenant une copie des données qu’ils détiennent sur lui. Et à sa grande stupeur, parmi les 1200 pages de données personnelles, figurent un grand nombre qu’il déclare avoir supprimées durant les 3 années de sa présence sur le réseau social !

Les informations qu’il a reçu sont divisées en 57 catégories incluant :

  • les dates de ses connexions au réseau
  • toutes les adresses IP depuis lesquelles il s’est connecté
  • ses emails, dont certains n’ont pas été fournis au site par Max lui même
  • tous les logs de toutes ses discussions par chat
  • tous les logs de tous les messages échangés
  • tous les amis même ceux qu’il a supprimé
  • les mentions j’aime
  • les pokes
  • les images et albums
  • les évènements qu’il a joins ou non

J’avoue que c’est assez flippant …

Max a donc déposé 22 plaintes contre Facebook dans un tribunal irlandais. Si le juge s’exprime en sa faveur, Facebook pourrait être condamné à verser jusqu’à 100.000 euros au plaignant.

Ce dernier a par ailleurs lancé un site web, Europe versus Facebook, pour encourager les gens à faire de même. Une vague de plaintes pourrait contraindre le réseau social à revoir ses stratégies de voyeurisme.

Le site contient aussi des exemples de données (anonymisées) que vous pouvez recevoir de leur part, ainsi que des copies des plaintes déposés par Schrems afin de vous aider dans la procédure si vous voulez en faire de même.

Source

Amazon Silk et la confidentialité, allié ou traitre ?

Amazon a réussi a faire son buzz ces deux derniers jours en annonçant et en vantant les mérites du premier navigateur cloud. Amazon Silk, la navigateur du Kindle Fire, serait capable de profiter de la puissance du Cloud pour améliorer la navigation web des utilisateurs en anticipant leurs prochaines visites et pré-charger la page qui sera ouverte.

Un pas en avant pour la rapidité de navigation … mais 10 en arrière pour tout ce que ça implique !

En effet, pour pouvoir anticiper vos click sur le web, Amazon Silk analysera votre historique, vos tendances, vos préférences, vos goûts, vos comportements, etc …
C’est ce qu’affirme Stephen Shankland sur Cnet (en), lorsque vous acceptez les conditions d’utilisation, vous permettez à Amazon de «récolter et enregistrer toute information que vous nous transmettez via notre site-web ou tout autre moyen. Puis nous utilisons ces informations pour différents buts comme répondre à vos requêtes, personnaliser vos futurs shopping, améliorer nos magasins, et communiquer avec vous.»

Chris Espinoza rajoute une couche en expliquant sur son blog (en) que «Amazon recoltera et controlera chaque transaction commise par un utilisateur de Fire. Chaque page qu’ils visiteront, chaque lien qu’ils suivront, chaque click qu’ils feront, chaque publicité qu’ils regarderont passeront par l’intermédiaire d’une des plus grosse ferme de serveurs de la planète.»

Ainsi, chaque click que vous faites, chaque formulaire que vous remplissez, chaque adresse que vous visitez, seront transmis à Amazon et enregistrés sur leurs serveurs. De quoi avoir froid dans le dos …

Il ne reste plus aux utilisateurs de Silk que de choisir entre vitesse de chargement et confidentialité. Silk, allié ou traître ?

Comme on l’a déjà vu, Facebook est capable de vous suivre à la trace et de récolter des données sur vous, même lorsque vous êtes déconnectés. En vérité la plupart des réseaux sociaux récoltent des données sur votre petite personne, il suffit pour cela d’accéder à une page contenant un gadget du style bouton «j’aime», «partager», «+1», «suivre» etc .. pour peu que vous soyez connectés à leur service et le tour est joué !

Pour y remédier, un certain nombre de plugin et d’extensions existent et désactivent ces boutons un peu trop curieux. Ainsi lorsque vous arrivez sur un site qui normalement contient toute la clique des boutons j’aime (comme sur mon blog d’ailleurs), vous ne les verrez tout simplement pas !

Le petit nouveau dans la famille est un plugin de Firefox qui se nomme Priv3. Pourquoi je vous le présente ? Parce que ce plugin est différent des autres. Au lieu de désactiver les gadgets des réseaux sociaux, il bloque seulement leurs cookies et empêche ainsi la transmission de vos données à leurs serveurs respectifs, mais vous verrez quand même le nombre de personnes qui ont liké la page par exemple. Et si vous désirez vous aussi d’utiliser ces boutons, Priv3 detecte toute interaction avec eux et réactive les cookies bloqués auparavant.

Ainsi vous êtes protégés de toute communication indésirable et vous continuez d’interagir avec les réseaux sociaux normalement.

Priv3 est l’oeuvre de trois chercheurs à Berkeley et à l’université de Rutgers aux states.

Si vous le voulez, c’est par là que ça se passe. Et n’hésitez pas à partager cet article et le plugin, ce sera bénéfique pour tout le monde ;)